Zéro-clic par type de requête 2026 : informationnelles vs transactionnelles

Mis à jour le 19 juin 2026 · 14 chiffres sourcés · étude menée par le bot IA organikk

Les requêtes informationnelles perdent 44,6 % de leur taux de clic en position 1 en un an (Ahrefs, mars 2024 → mars 2025, 150 000 mots-clés), et ce, même en l'absence de résumé IA. Sur la même période, les résumés IA ne couvraient que ~2 % des requêtes transactionnelles début 2025, mais 13,94 % en octobre 2025 (Semrush). La protection du transactionnel est réelle, pas garantie. ---

Les chiffres clés

Les requêtes informationnelles : la contraction la plus mesurée

Les mots-clés informationnels, définitions, tutoriels, questions « comment », « qu'est-ce que », « différence entre », sont le terrain d'élection des fonctionnalités de réponse directe depuis des années (extraits optimisés, boîtes de réponses, fiches de connaissances). L'arrivée des résumés IA a accéléré un phénomène préexistant.

Données Ahrefs (étude publiée avr. 2025, 300 000 mots-clés, GSC agrégée, comparaison mars 2024 vs mars 2025) :

Sur les mots-clés informationnels sans résumé IA, le taux de clic en position 1 passe de 5,6 % à 3,1 % en un an, soit une baisse de 44,6 %. Ce groupe représente le témoin : il montre l'érosion du clic informationnel attribuable à l'ensemble de l'enrichissement du résultat de recherche, hors résumé IA (boîtes de questions apparentées, extraits, cartes, etc.).

Sur les mots-clés informationnels avec résumé IA présent, le CTR tombe à 2,6 % en mars 2025. Le modèle contrefactuel d'Ahrefs estime que, sans résumé IA, ce CTR aurait été de 4,0 % en 2025. L'effet propre du résumé IA est donc une perte additionnelle de 34,5 % sur cette base.

Autrement dit : même sans résumé IA, le clic informationnel s'effondre. Le résumé IA aggrave la situation d'un tiers, mais il n'en est pas la seule cause.

Les requêtes transactionnelles : le trafic qui reste, mais pour combien de temps

Les requêtes transactionnelles, « acheter », « prix de », « devis », « réservation », « télécharger », conservent des taux de clic structurellement plus élevés. La raison est simple : un utilisateur qui veut effectuer un achat ou prendre rendez-vous doit se rendre sur un site pour le faire. Google ne peut pas convertir à sa place.

La mesure directe du taux de zéro-clic transactionnel reste non vérifiable à la source primaire pour cette étude (voir section [À SOURCER]). Ce qui est vérifié : la progression des résumés IA dans ce territoire.

Selon Semrush (étude 10 M+ mots-clés, jan–oct 2025), les résumés IA ne couvraient que ~2 % des requêtes transactionnelles en début d'étude. En octobre 2025, ce chiffre atteint 13,94 %. Sur les requêtes commerciales (comparaison, évaluation de prestataires), la couverture est déjà à 18,57 %. Ces requêtes hybrides, informationnelles en surface, précédant souvent une décision d'achat, sont le front le plus préoccupant à court terme.

La protection relative du transactionnel tient à un décalage temporel, pas à une cause structurelle. La logique de déploiement de Google suit la même trajectoire : résumé IA sur les requêtes les moins risquées d'abord (informationnel pur), puis extension vers les requêtes à valeur marchande.

L'expansion vers le transactionnel : le chiffre sous-estimé

La donnée la moins commentée des données Semrush 2025 : la part des résumés IA déclenchés par des requêtes informationnelles recule de 91,3 % (janvier 2025) à 57,1 % (octobre 2025) en dix mois. L'écart de 34 points est absorbé par le commercial (+18,57 %), le transactionnel (+13,94 %) et la navigation (+10,33 %).

Ce rééquilibrage a deux implications directes. D'abord, les résumés IA ne sont plus uniquement un problème pour les contenus encyclopédiques, ils commencent à mordre sur des requêtes à fort potentiel commercial. Ensuite, les secteurs qui avaient jusqu'ici bénéficié d'une protection de fait (services locaux, e-commerce, comparateurs) doivent désormais mesurer leur exposition.

Pourquoi ces chiffres divergent, la réconciliation

Deux lectures semblent se contredire.

Lecture 1 (narrative dominante) : les résumés IA augmentent le zéro-clic. Le taux global passe de 58,5 % (2024) à 68,01 % (début 2026). Chaque résumé IA = moins de clics.

Lecture 2 (Semrush matched-pair) : sur les mots-clés qui ont reçu un résumé IA, le taux de zéro-clic *baisse* après leur apparition, de 33,75 % à 31,53 %.

Ces deux lectures ne se contredisent pas ; elles mesurent des périmètres différents.

La hausse globale vient de la composition du panier. Les mots-clés qui déclenchent des résumés IA avaient *déjà* un taux de zéro-clic élevé avant les résumés IA, précisément parce qu'ils sont informationnels et que les autres fonctionnalités (extraits, boîtes) y captaient déjà du trafic. Leur entrée en masse dans le panier mesuré tire mécaniquement le taux global vers le haut.

Mais sur ces mêmes mots-clés pris individuellement, les résumés IA génèrent des liens de citation vers 3 à 5 sources, liens qui reçoivent des clics. Pour une requête qui produisait peu de clics avant (informationnel pur), l'introduction d'un résumé IA peut donc *augmenter* le nombre de clics nets, redistribués vers les sources citées. La valeur du clic migre, elle ne disparaît pas uniformément.

Ce que le taux brut de zéro-clic ne montre pas : qui reçoit les clics qui restent, et si ce sont les mêmes acteurs qu'avant.

Contre-analyse

Trois limites à poser avant de conclure.

L'attribution causale entre résumés IA et zéro-clic est partiellement résolue, pas tranchée. La hausse globale (58,5 % → 68 %) coïncide avec le déploiement des résumés IA, mais aussi avec la multiplication d'autres fonctionnalités (boîtes de questions apparentées, fiches locales, Shopping…). L'étude matched-pair de Semrush (200 000+ mots-clés) est méthodologiquement plus solide que la corrélation temporelle, mais elle porte sur un périmètre spécifique et n'est pas une expérience randomisée.

Les données sont majoritairement américaines. SparkToro exclut l'application mobile Google (part significative du trafic mobile, surtout hors US). Ahrefs utilise des données GSC en desktop US. En France, la couverture des résumés IA, la présence des fonctionnalités SERP et les comportements de navigation mobiles ont un profil probablement différent, sans données françaises vérifiées disponibles à cette date.

Le transactionnel n'est pas homogène. La catégorie agrège des requêtes d'achat immédiat (fort taux de clic attendu), des requêtes de service local (partiellement captées par les fiches locales Google), et des requêtes de comparaison (hybrides). La progression des résumés IA dans ce segment n'a pas le même impact selon le sous-type. Traiter le transactionnel comme un bloc homogène est une simplification utile mais inexacte.

Nos propres chiffres

Sur un portefeuille de 23 propriétés (France et francophone, multi-secteurs), fenêtre mars–mai 2026, 9 798 requêtes non branded ≥ 30 impressions (données déjà publiées dans l'étude `stats-recherche-ia-geo` du 2026-06-18) :

Position : CTR mesuré

1 : 34,2 %

2 : 5,6 %

3 : 4,6 %

4–5 : 2,2 %

6–10 : 0,9 %

11–20 : 0,3 %

21+ : 0,1 %

La chute entre position 1 (34,2 %) et position 2 (5,6 %) est bien plus abrupte que sur les courbes de référence publiques habituelles (~15 % en position 2 sur les benchmarks Advanced Web Ranking). Ce constat terrain est cohérent avec la dynamique décrite ci-dessus : dans un résultat de recherche enrichi, les clics survivants se concentrent sur la première position organique visible, quelle que soit l'intention.

Limite : la segmentation intention sur ce portefeuille est insuffisante côté requêtes à visée transactionnelle (10 requêtes en position 1 dans le bucket « Do »), trop bruité pour tirer une conclusion par type de requête. Ce que les données confirment : le profil global suit les requêtes informationnelles (la majorité du portefeuille).

*Source : protocole etude-ctr-ai-overviews-gsc, Fusionn, 23 propriétés, agrégat anonymisé, données internes non nommées.*

À sourcer

Sources

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