Je crée mes sites avec des prompts, pas avec un CMS. Pas parce que WordPress ou Webflow sont mauvais, mais parce qu'un CMS m'a toujours semblé lent à faire évoluer et compliqué à optimiser proprement dès qu'un bug apparaît. Les exemples que je montre ici, je les ai créés moi-même : sinon, ça ne voudrait rien dire.
On n'est pas sur le top 10 des sites internet, mais sur quelque chose de pratique, plutôt joli, avec des animations. De quoi remplacer n'importe quel CMS. Pourquoi ? Parce que ça coûte moins cher, et parce que c'est plus facile : tu optimises directement tes pages depuis un terminal. On peut créer des designs de manière infinie, en fonction de ce que tu as dans la tête — la seule limite, c'est ta créativité. Et le bonus, c'est que ces sites sont optimisés, parce que ce qu'on veut, c'est créer des sites qui soient rankables sur Google.
Un site construit par prompts, sans CMS, remplace WordPress ou Webflow si deux bases sont posées avant la première ligne : une base technique qui rend le site indexable dès le HTML brut, et une base UX/UI qui évite les signatures visuelles typiques d'une interface IA. Sans les deux, le prompt sort un site joli mais invisible pour Google, ou un site optimisé mais interchangeable.
- La base technique : pas de SPA pure (prerendering, SSR/SSG ou prerender headless), sitemap et robots.txt générés automatiquement, un vrai 404, title/meta/H1/canonical uniques par page, données structurées par typologie de page, images en chargement différé pour le CLS.
- La base UX/UI s'énonce en interdits : jamais de trait latéral d'accent sur une carte, jamais de libellés en capitales, jamais de tableau à scroll horizontal, typographie exclusivement Geist et Geist Mono. Un outil reste un outil, pas un magazine.
- Sur mes propres sites : un site tout juste lancé, 100 % généré, indexé avec 55 visites et 2 000 impressions ; un autre avec 8 000 URL qui garde de bonnes notes Lighthouse malgré le volume.
bxble.com, un site 100 % IA, est indexé par Google avec 12 600 pages en ligne

Sur les 3 derniers mois, la Search Console de bxble.com montre 64 clics et 2 590 impressions, pour une position moyenne de 19,1. Sur l'indexation : 12 600 pages dans l'index, contre 256 non indexées.


L'idée, c'est de faire mieux que ce qu'on pourrait faire avec un CMS. Si on ne fait pas mieux, il n'y a aucun intérêt à passer par l'IA.
Étape 1 : la base technique SEO
Rendu indexable (le point n°1, souvent oublié)
- Ne pas partir sur une SPA pure. Trois options : un prerendering post-build qui génère un HTML statique par route après le build (comme sur Qadence, avec un script prerender.mjs), un framework SSR/SSG (Next.js, Astro, Remix), ou à minima un prerender headless (Puppeteer ou Playwright) qui génère un head complet pour chaque URL.
- Chaque route publique doit avoir son propre fichier HTML avec le title, la meta description et le lien canonical déjà présents dans le HTML brut, et non injectés en JavaScript après l'hydratation.
Fichiers techniques obligatoires à la racine
- Un sitemap.xml généré automatiquement à partir de la liste réelle des routes, jamais maintenu à la main : il devient obsolète en quelques semaines.
- Un robots.txt contenant le lien vers le sitemap, qui ne bloque pas les ressources JS et CSS dont Google a besoin pour rendre la page.
- Un véritable fichier 404 qui renvoie un code de statut 404, et non un 200 avec un simple message « introuvable ».
Par page
- Title et meta description uniques, jamais dupliqués, générés à partir du contenu réel et non d'un modèle générique répété.
- Une seule balise H1 par page, avec une hiérarchie H2/H3 cohérente.
- Un lien canonical explicite sur chaque route, même si elle pointe vers elle-même.
- Les balises Open Graph (titre, description, image) et Twitter Card, pour le partage sur les réseaux sociaux.
Données structurées
Un schéma Organization ou WebSite sur la page d'accueil, un schéma Article sur les articles de blog, un schéma FAQPage uniquement si une FAQ est réellement affichée sur la page. Ne jamais utiliser un schéma qui ne correspond pas à un contenu visible : Google peut le sanctionner.
Performance et Core Web Vitals
- Chargement différé des images hors écran, avec des attributs width et height explicites pour éviter le décalage de mise en page (CLS).
- Des polices avec l'attribut font-display: swap.
Travaillons ensemble votre acquisition.
Étape 2 : la base UX/UI
Là aussi, c'est important : on veut un site optimisé, mais qui ne fasse pas fouillis.
- Jamais de trait latéral d'accent sur une carte, un callout ou une citation : c'est une signature visuelle typique des interfaces IA.
- Jamais de libellés entièrement en capitales (« DOCUMENT », « SECTION », « EN ATTENTE ») : une casse normale, et jamais d'eyebrow, ce petit texte au-dessus d'un titre.
- Jamais de texte écrit très gros : insupportable à la lecture.
- Éviter le style éditorial dans une application : polices serif omniprésentes, kickers répétés, halos, ombres spectaculaires, noms de concepts pompeux. Un outil reste un outil, pas un magazine.
- Scroll horizontal sur les tableaux interdit : colonnes adaptatives, texte renvoyé à la ligne si besoin.
- Typographie exclusivement Geist et Geist Mono. Jamais Inter, jamais Instrument Serif.
- Le site doit être 100 % responsive, mais je retravaille la version mobile dans un second temps, de manière indépendante.
Ni Skyblog des années 2000, ni full Lovable 2026 — le style que monsieur ou madame tout le monde obtient en tapant « crée-moi un site X ». Ce qu'on veut, c'est un site ultra personnalisé, avec de jolies animations.
On itère ensuite section par section : le hero, les témoignages, les prix, puis toutes les pages.
Je voulais une vraie identité, parce que toutes les bibliothèques de composants finissent par se ressembler : on aura quasiment tous les mêmes sites. Je ne veux pas qu'un client vienne sur le site et se dise « encore un site de plus ». Je veux un univers, une expérience sur la page. Le branding est hyper important aussi pour le SEO. Ce n'est pas un branding au niveau d'une marque connue, mais il y a une touche, quelque chose de différent.
Ce que ça permet ensuite
Une fois qu'un modèle de page est validé, il garde ces couleurs, cette typo, ce type d'image. On pourrait imaginer qu'il prenne le script de nos vidéos YouTube pour en faire des articles de blog, nos posts LinkedIn pour en faire des articles, des entretiens clients qu'on a eus pour en faire des cas clients. Beaucoup de contenu, et des pages déjà créées sur le site, sur un modèle.
Ensuite, il y a tout ce qui va être skills : faire des audits, faire le maillage interne. Ça passe uniquement par le terminal : il fait des corrections, il indexe les pages, il améliore le maillage interne, il fait des audits, il envoie des alertes — une page qui perd des positions, par exemple. Tout ce que je raconte là, c'est Qadence qui s'en occupe : des agents autonomes qui regardent les anomalies sur la Search Console, les positions. Si tu préfères construire ton propre système plutôt qu'utiliser Qadence, le guide complet est ici. L'idée, c'est d'avoir une IA qui connaît parfaitement le site, qui alerte, qui fait les tâches techniques, qui aide à trouver des clients sur des mots-clés business. Il fait à ta place ce que tu pourrais faire directement dans le terminal.
FAQ
Non. La consigne technique se donne en langage naturel : indexable, rapide, sitemap, robots.txt, pages 404, structure par page. Ce sont des objectifs à décrire, pas des lignes à écrire toi-même.
Pour un site de quelques pages avec une partie blog, oui, dans mon expérience. Pour un site beaucoup plus gros ou avec des besoins spécifiques (e-commerce complexe, back-office client), la question reste ouverte : je n'ai pas testé ce cas.
Elles restent utiles pour l'indexation Google, qui elle est mesurée. L'effet sur les moteurs conversationnels est une hypothèse que je n'ai pas encore de moyen de vérifier proprement, donc je le garde comme un bonus possible, pas comme un argument central.
Parce que ce sont les deux signatures visuelles qu'on reconnaît en un coup d'œil sur une interface générée par IA sans direction artistique. Les éviter, avec une typographie propre et une casse normale, fait déjà la moitié du travail pour qu'un site ne se dénonce pas lui-même.