Il y a deux problématiques aujourd'hui avec la multiplication des contenus IA. C'est très très difficile d'indexer vos pages aujourd'hui, même si la page est très bonne. Et si en plus la page est rédigée à l'IA sans cadre, ça devient vite très très compliqué. Donc l'idée, c'est d'améliorer la qualité des pages pour l'utilisateur, mais également pour les robots.
Pendant très longtemps, on vous a dit qu'il fallait rédiger pour l'humain et pas pour Google. C'est pas vraiment vrai aujourd'hui, parce que certainement demain il y aura plus que des agents qui viendront scraper vos pages et par exemple réserver un call, réserver une chambre d'hôtel. Il faut quand même penser au robot aujourd'hui, et peut-être que demain on écrira uniquement pour les robots. Votre manière de réfléchir vos rédactions, votre création de contenu, change aujourd'hui.
Un mot-clé à la fois, pas de bouton magique
On part toujours du contexte. Meilleur est le contexte donné en amont, meilleure sera la rédaction. Comme avec les mots-clés, moins le scope est large, meilleur sera le résultat.
Ne demandez pas à Claude de rédiger 10 articles d'un coup, ça va être horrible. Pareil si vous lui demandez tous vos posts LinkedIn du mois en une seule fois. C'est un par un. Il n'y a pas de bouton magique sur Claude, c'est important de le rappeler.
Si vous n'êtes pas bon en SEO, Claude ne sera pas bon. Si vous ne maîtrisez pas votre workflow, vos process en SEO, le résultat ne sera pas très bon. Il va vous produire des choses qui semblent géniales au premier abord, vous dire que la rédaction est géniale, qu'on n'aurait jamais pu faire ça soi-même. Mais plus vous grattez, plus vous voyez les patterns, beaucoup de données hallucinées, un contenu qui finalement n'est pas si bon que ça au départ.
Faites très attention. Donnez un bon contexte, et découpez votre stratégie de rédaction.
Skill vs workflow, quand utiliser quoi
Il y a les skills qui sont des compétences, et les workflows qui sont aussi des compétences. Sauf que les workflows, c'est la manière dont Claude doit utiliser vos skills. Un skill, pour faire schématique, c'est une automatisation : un process que vous n'êtes pas obligé de répéter à Claude à chaque fois.
Si vous voulez juste trouver vos mots-clés business, vous n'êtes pas obligé de lancer tout le workflow business, qui est très long. Vous lui dites simplement « je veux trouver mes mots-clés business, va utiliser le skill uniquement ». Si vous avez une stratégie client complète à faire, là vous lancez le workflow.
Je vais pas vous mentir, j'utilise plus souvent les skills que les workflows. Une fois qu'un workflow a été lancé, je n'ai plus besoin de le relancer pour itérer. Si mon client me dit qu'il manque des mots-clés décisionnels, je n'ai pas besoin de relancer tout le workflow, j'appelle juste le skill concerné.
Le workflow rédaction en 5 étapes
Cinq étapes dans l'ordre : le brief, la data propriétaire, les idées personnelles dans le brief, la rédaction (sans tout laisser à Claude), le fact-check. Chacune nourrit la suivante.
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Découvrir l'accompagnement →Étape 1, le brief
Le brief doit se faire en amont, pas en même temps que la rédaction. Vous lui donnez le brief, la data, le scope, vous lui donnez le maximum d'informations.
Vous pouvez aussi lui dire ce qu'il ne doit pas faire, ce qu'il ne doit pas dire. Vous lui donnez des consignes, des garde-fous. C'est très important de framer.
La structure Hn fait partie de la demande de brief. Hn dans le brief, pas après, pas en livrable séparé. Sans structure Hn validée, Claude structure à sa façon par défaut, vous retombez dans le format LLM moyen.
Étape 2, la data propriétaire
C'est quasiment ce qu'on a vu pour la recherche de mots-clés, c'est la même chose. Claude va gratter dans votre dossier. Mais pour être certain qu'il a bien ingéré ce que vous avez déjà mis dans les dossiers, vous pouvez mettre des petits rappels : « n'oublie pas de te baser sur l'école clients », « n'oublie pas de regarder ce qu'on avait mis sur Grok ».
Vous faites des petits rappels parce que ce n'est pas un génie non plus. Il y a des limites. C'est pour ça qu'on rajoute un ton de voix un peu plus long, un peu plus pénible à faire. Vous allez vous rendre compte que Claude va dire « oui oui, j'ai bien compris ton ton de voix », au départ ça va être très bien, et puis ça va se dégrader plus l'article est long et complexe. Le fait de remettre un ton de voix plus long, c'est plus de garantie qu'il va respecter ce que vous lui dites.
Étape 3, vos idées personnelles dans le brief
Gardez en tête que plus vous êtes capable de trouver ou de casser les patterns sur une SERP, sur un contenu, sur une thématique, meilleur sera votre contenu. Répéter ce que les autres ont dit, Claude le fait déjà.
Mettez vos petites idées dans le brief. Faites des choses. Au départ on se dit « oui, je vais lui donner des choses à faire », et à la fin on lui donne plus rien, on lui dit « rédige, rédige », et là vous perdez complètement votre réflexion. Vous n'êtes plus capable de faire la différence.
Demain, tout le monde sera capable de rédiger avec l'IA, donc ça ne sera pas exceptionnel. Ce qu'on attend de vous, c'est de mettre des petites choses. Vous n'êtes pas obligé de rédiger des contenus entiers, juste des petites phrases. Par exemple sur une agence SEO : « moi je n'ai pas envie de dire qu'on est forcément moins cher », « moi je n'ai pas envie de dire que les autres sont des arnaques ».
Étape 4, ne pas tout rédiger avec Claude
Personnellement, je refuse que Claude rédige tous mes articles, sauf pour des modèles de page. Typiquement sur ma page service SEO, je veux pas qu'il me rédige toute la page, ça n'a aucun intérêt. Je lui donne une partie. J'ajoute le reste avec des tirets, sans faire de phrases, et lui fera les phrases derrière.
L'idée, c'est qu'il ne rédige pas tout, en tout cas pas pour les pages piliers. Pour les modèles de pages c'est différent, vous pouvez lui laisser plus de liberté.
Étape 5, fact-check Perplexity Deep Search
Fact-check, c'est hyper important. Le Surprise Score, c'est une information que vous mettez dans votre contenu et que les autres n'ont pas, parce que vous avez fait des études, parce que vous avez des clients spécifiques. Si vous sortez un chiffre et que vous ne pouvez pas le justifier, ça peut vite être un problème. La note de votre page par Google va être dégradée.
Si Claude vous sort « la demande en avocat pour l'IA a augmenté de 50% » et que vous n'êtes pas capable de justifier cette donnée, ou si la donnée a été hallucinée, il vaut mieux ne pas la mettre. On va fact-checker avec Perplexity.
Avant, je faisais avec Grok, et j'ai toujours dit Grok. Mais aujourd'hui, vous ne pouvez plus passer Grok en mode expert (le mode approfondi) en gratuit. Et Grok mode expert, c'est 300 € par mois. On va pas payer 300 € par mois. Vous pouvez le faire en Grok Fast, le mode rapide qui fonctionne bien, mais je préfère passer par le mode Deep Search de Perplexity. Perplexity à 20 €, avec une partie gratuite limitée.
Le Deep Search de Perplexity est meilleur que le mode rapide de Grok pour le fact-check. On continue à utiliser Grok pour les mots-clés parce que c'est des signaux sociaux : Grok va scraper les tweets. Mais Perplexity sera plutôt pour le fact-checking.
Scorer ses articles avant publication
Une fois que vous avez rédigé, vous allez scorer. Vous n'êtes pas obligé de le faire à chaque fois, je ne le fais pas à chaque fois, mais faites-le au moins pour vos pages fondamentales.
C'est un scoring pour savoir le pourcentage de chances de ranker dans les IA. Évidemment, ce n'est pas 100% fiable, mais ça donne une direction. Est-ce que mon contenu répond parfaitement au content gap, au surprise score, etc. ? Ça vous décharge cette analyse.
Ce qui importe, ce n'est pas le score, c'est est-ce que vous êtes capable d'améliorer le score de votre texte. Scorez vos contenus sur vos pages principales. Le skill complet est disponible ici : opendecoder-seo-scoring-system.
Tout ce qu'on fait reste sur votre machine. Claude aura en mémoire tous vos scorings. On ne crée pas un article par un article, on crée toute une cohérence sémantique pour le client, et il faut que l'exigence sur chacun de vos contenus soit la même.
Les 4 scores du système
Le scoring s'appuie sur 4 axes inspirés du paper OpenDecoder (Mo et al., 2026), qui montre qu'un contenu ne se mesure pas en une note unique mais sur plusieurs dimensions combinées. On adapte cette logique au SEO sur quatre axes : pertinence sémantique, qualité éditoriale, potentiel face à la SERP, survie face aux moteurs IA. La formule : S_final = S_Pertinence + 0,5 × (S_Qualite + S_Potentiel + S_AEO), puis S_100 = (S_final / 2,5) × 100. S_Pertinence porte la base avec un coefficient 1, les trois autres ajoutent du bonus à coefficient 0,5.
- S_Pertinence : alignement sémantique entre la page et l'intention. Couverture des entités primaires, secondaires, tertiaires. Alignement intention (Know-Simple, Know, Do, Commercial). Couverture du champ sémantique. Signaux on-page (mot-clé dans H1, premiers mots, H2, URL, meta).
- S_Qualite : qualité éditoriale jugée par LLM en mode Quality Rater. [E-E-A-T](/wiki/eeat), profondeur, structure Hn, lisibilité.
- S_Potentiel : capacité de la page à performer face à la SERP. Paysage concurrentiel, complétude des formats attendus, signaux d'opportunité, position GSC actuelle si dispo.
- S_AEO : capacité à survivre face aux moteurs IA. Surprise, Grounding Density, RAG Structurer, Freshness Guard.
À quoi ressemble un scoring concret
Voici un aperçu de ce que sort le skill quand on lui donne un article rédigé : une note par axe, une note finale sur 100, et une recommandation d'amélioration sur le sous-score le plus faible.
| Axe | Note | Lecture rapide |
|---|---|---|
| S_Pertinence | 0,85 | Bon alignement avec l'intention de recherche |
| S_Qualite | 0,92 | E-E-A-T solide, profondeur des sous-sujets correcte |
| S_Potentiel | 0,82 | SERP correcte, formats attendus à compléter |
| S_AEO | 0,96 | Très extractible pour les moteurs IA |
| S_100 final | 88 / 100 | Bon, on pourrait atteindre 91 en complétant les formats sur S_Potentiel |
L'idée, c'est d'avoir la note la plus élevée. 50%, c'est extrêmement mauvais. Il faut se rapprocher de 100. Le standard de rédaction jusqu'à 100 ne peut pas être atteint avec l'IA seule. C'est forcément vous qui ajoutez des choses à la main.
Les modèles de page pour scaler le système
Une fois qu'on sait produire un bon article, la question suivante : comment passer à l'échelle. Le modèle de page, c'est ce qui va permettre de scaler un peu plus vite. Sur un modèle de page, on laisse Claude rédiger beaucoup plus que sur une page pilier, parce que le template est cadré en amont.
Un modèle de page, ce n'est pas un template creux à variable interchangeable où on change juste le nom de la ville. Avant, sur une agence immobilière, on changeait juste le mot, on mettait une rue. Google n'attend pas ça. Il attend beaucoup plus, il attend un vrai ancrage local.
Anti-ChatGPT, le filtre de tri
J'évite d'attaquer des mots-clés sur lesquels ChatGPT peut se mettre à la place du site. Le filtre est simple : tout ce qui est informationnel va être mangé par GPT. Tout ce qui est comparatif, il y a de grandes chances que ça soit mangé. Tout ce qui est simulateur, demain Claude va certainement le faire.
Qu'est-ce que Claude n'est pas capable de faire ? Tout ce qui est basé sur votre data propriétaire. Tout ce qui est transactionnel et décisionnel ultra-niché. Tout ce qui propose une expérience sur la page (calculateur, configurateur, devis instantané) que ChatGPT ne peut pas reproduire dans sa fenêtre de conversation.
Aujourd'hui, ça ne marche pas comme ça. Quand vous tapez « urgence plombier douche qui fuit », Google vous met sur « plombier Paris ». Mais moi je veux pas un plombier Paris qui met 1h30 à venir, je veux la personne experte en réparation de douche italienne de nuit. Demain, il n'y aura plus de généralistes.
Hubs et directories
Je fais quasiment plus d'articles de blog pour mes clients, presque plus. Je fais des hubs. Un hub, c'est une page mère qui regroupe vos pages spécifiques. Sur un hôtel : hub « Où manger », hub « Quoi visiter », hub « Séjours personnalisés ».
Sur la page mère « Séjours personnalisés », vous expliquez pourquoi vos séjours sont conçus comme ça, et vous listez vos séjours comme une page catégorie e-commerce avec filtres. La personne choisit : « nous sommes 4 personnes, on a 500 € de budget, on veut voir un festival spécifique ». Famille 4 personnes avec budget 500 €, c'est une page spécifique sur le hub.
Pourquoi ça marche ? Parce que ChatGPT a votre historique. Il sait que vous gagnez 2 000 € par mois, que votre conjoint est au chômage, que vous avez deux enfants, parce qu'il a déjà fait votre fiche d'impôts. Si vous lui dites « tu peux me faire un séjour à Bordeaux, pas trop cher », il connaît votre contexte. Donc demain, on aura une page pour chacun des personas.
Le but, ce n'est pas que vous donniez tout le séjour sur la page, parce que ChatGPT viendrait le manger. C'est de créer un outil sur la page. Quand la personne arrive, elle remplit les dates, le type de festival qu'elle veut voir, ses contraintes. À la fin, si elle veut obtenir l'itinéraire, elle donne son email. Vous récupérez l'email, votre client le passe dans son marketing.
Et si cette personne devient cliente, vous prenez cette data. Vous connaissez les festivals qu'elle aime, les activités qu'elle veut faire, où elle veut manger. Vous créez des partenariats. Quand elle va manger dans le restaurant partenaire, elle reçoit une alerte SMS ou email : « ce soir, allez manger là ». Vous n'êtes plus uniquement des SEO qui créent des pages qui ne servent à rien, vous êtes des SEO qui récupèrent la data pour améliorer l'expérience client et augmenter le panier moyen.
FAQ
Parce que personnellement, je refuse que Claude rédige tous mes articles, sauf pour des modèles de page. Sur les pages piliers, je veux pas qu'il me rédige toute la page, ça n'a aucun intérêt. Je lui donne une partie, et j'ajoute le reste avec des tirets et mes idées. C'est moi qui rédige la première page d'un modèle, toujours, à la main. Aidez l'IA, oui, mais c'est vous qui validez le premier jet.
Oui. Un projet par client, et dans ce projet, gardez la même conversation. Vous pouvez épingler. Si vous avez besoin d'une conversation précédente, vous l'ajoutez à la conversation actuelle comme data. Il vaut mieux toujours rester dans la même conversation. C'est une conversation infinie sur Claude, la fenêtre est à 1 million de tokens.
Par client, vous créez un dossier qui donne des instructions spécifiques. Chaque rédaction va alimenter un fichier README qui liste vos règles : « sur ce client, tu n'utilises pas de jargon », « interdiction d'aller citer la loi X », « ne crée pas de pages en dessous d'un budget de 100 € si tu travailles pour un hôtel ». C'est comme si quelqu'un prenait des notes sur vos rédactions. Si en intro vous dites « arrête de citer un chiffre », Claude va noter « pour ce client, je ne dois jamais citer un chiffre en intro ».
Il faut lui répéter. C'est pour ça qu'il faut rester dans une même conversation : une fois que vous lui avez dit, il ne va plus l'oublier. En début de conversation, même si le fichier est dans votre dossier local, ajoutez-lui les fichiers nécessaires. Ça fait peut-être une dizaine de fichiers, ce n'est pas grave. S'il oublie, vous remettez le fichier concerné, et normalement il ne l'oubliera plus.
Globalement, je mets 45 minutes. Mais quand c'est des contenus vraiment fondamentaux, ça peut prendre parfois 1h30 à 2 heures, parce qu'il faut vraiment que le contenu soit bon. Vous pouvez prendre des petites phrases, des petits mots, itérer. Si après le fact-check on s'aperçoit que la data est nulle, presque hallucinée, il faut reprendre, et là pour le coup vous allez relancer le workflow.